Barack Obama: trop à gauche, vraiment? (ou qu’est-ce que la démocratie)

walz présente: Barack Obama.
Tribune

Etats-Unis : les élections qui enterrent le « Yes We Can »

Par Nicholas Dungan | Iris | 02/11/2010 | 00H00

De nombreux commentateurs ont dépeint les élections partielles qui auront lieu ce mardi aux Etats-Unis -appelées élections « de mi-mandat » ou « midterms » car elles interviennent au milieu des quatre années de la fonction présidentielle- comme un referendum sur Barack Obama. La réalité est plus subtile. La suite

je ne rentrerai pas dans les détails de l’article, très intéressant et synthétique, sans apporté cependant grand chose de neuf.

je ne ferai qu’une remarque: à chaque fois qu’un homme politique du camp « progressiste » (puisque la gauche n’existe plus) déçoit ou perd une élection, on nous explique qu’il est trop à gauche, trop « progressiste », et haït par la base « snobée par les élite »?

la « conclusion » de l’article:

(…) Barack Obama a-t-il eu un impact sur la société américaine, et lequel ? Son impact, malgré lui, a été principalement de radicaliser le discours public, de polariser les Américains et de contribuer à l’impression que, quoi qu’on essaie, le système politique aux Etats-Unis est irrémédiablement en panne.

Après les midterms de ce mardi, le pays sera largement ingouvernable jusqu’aux élections présidentielles de 2012, Obama sera un « canard boîteux » [« lame duck », expression qui désigne les présidents sans pouvoir, ndlr] pour la seconde moitié de son mandat et fortement tenté de renoncer à se présenter en 2012 (car la Constitution américaine lui permettrait alors d’être candidat à nouveau plus tard).

Loin d’apporter un vent de changement, Obama a confirmé le désir de beaucoup d’Américains de revenir le plus vite possible au « business as usual ». (…)

bien sûr il y a du vrai, c’est incontestable, il y a une grande part de vérité là-dedans.

mais et tous les autres? ceux dessus par un Président trop à droite?

il n’ont pas de parti, là-bas comme ici, pour qui voter. pas de vrai gauche sur qui se reporter. mathématiquement donc, les mécontents de droite ont leur réponse, et ceux de gauche n’ont que leurs yeux pour pleurer: dans ce cas (et on verra si c’est vraiment celui des USA), le parti de droite sort toujours gagnant.

dans une vraie démocratie représentative (ne rêvons pas (trop) à autre chose…) il faudrait que tout le monde puisse se sentir représenté. mais la gauche de centre-droit, social-démocrate, et « enfin sorti du marxisme », comme on dit même sur la rue89, n’assume pas, non sans raison, son naufrage idéologique et a peur de se retrouver flanquée d’une vrai gauche. il faut ajouter à cela le souvenir du 21 avril, dont les enjeux n’ont JAMAIS été compris par le PS.

pourtant, il n’est pas sûr, comme les dernières élections semblent le montrer, que cela puisse être si mauvais pour elle: au « deuxième tour », la majorité des dessus de gauche qui pourraient exprimer leur mécontentement reviendraient au bercail.

tout ça pour rester dans le « pragmatisme », comme on dit… à droite (autre exemple: « bon sens », « plan de sauvegarde de l’emploi« , etc. etc.). (droite qui elle se cherche un partenaire pour cette raison de calculs électoraux, peu glorieux peut-être.)

après est-ce que c’est ça la démocratie dont on rêve?

bonne question…

bien @ vous,

nicogé walz

PS: tout ça en espérant quand même, et c’est là le paradoxe, que les « Démocrates » l’emportent sur les « Républicains »…

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